Description des risques liés aux changements climatiques – Rapport Stern 2006


Volet Générationnel des scénarios du GIEC – 6ème rapport 2022
Faut-il encore le dire, le redire, le rappeler à chaque instant pour que les responsables politiques, mais aussi les responsables économiques prennent conscience de l’impérative prise en compte des risques du réchauffement climatique.
Que disent les études et attendus du GIEC[1] ?
Ci joints deux graphes du GIEC. Le premier de 2007 suite au rapport de Sir Nicholas Stern en 2006 sur l’économie du changement climatique[2]. Il s’agit ici d’une description des risques liés aux changements climatiques.
Le second émane du 6ème rapport du GIEC[3] paru en avril 2022. Il s’agit du volet générationnel des scénarios du GIEC.
Cela signifie que, en restant dans un scenario intermédiaire, pour des personnes de la génération des années 50, elles auront 70 ans dans une zone d’une élévation de température située en moyenne à + 1,5°C.
Pour des personnes nées dans les années 80, elles auront 70 ans dans une zone d’une élévation de température située en moyenne entre +1,5°C et + 2°C.
Pour des personnes nées dans les années 2000, elles auront 70 ans dans une zone d’une élévation de température située en moyenne à + 2,5°C et + .
Pour des personnes nées dans les années 2020, elles auront 70 ans dans une zone d’une élévation de température située en moyenne à + 3°C.
…
Lorsque l’on reprend le premier graphe de Sir Nicholas Sterne, on peut se faire une idée des conséquences que nous risquons de subir dans les années qui suivent. L’année 2026 en est un exemple pas très rassurant, vous ne trouvez pas ?
Pour les grands parents et les parents qui ont une conscience responsable vis à vis de leurs enfants et de leurs petits-enfants, on peut imaginer ce qu’ils risquent de subir si notre société ne prend pas les bonnes décisions pour revenir au scénario le plus bas, c’est à dire le scénario « very low » situé aux alentours de + 1,5°C.
Pour les responsables politiques et économiques, l’enjeu protecteur de notre avenir, sont notre sécurité et notre santé. Il passe, de facto, par les infographies qui suivent. Par ailleurs, contenir le réchauffement climatique est un impératif qui nous permettra de régler plus sereinement les autres priorités.
Celles-ci, on le voit, sont celles des risques liés aux différentes catastrophes que le monde a subies cette année 2026 (tempêtes et tornades, inondations, canicules, incendies, submersions marines, érosions côtières, mais aussi réchauffement des eaux marines, renflement / gonflement des argiles, tsunamis glaciaires, effondrements et éboulements des parois montagneuses, appauvrissement de la ressource en eau, pertes de biodiversité, …)
Elles concernent bien évidemment la protection des personnes et des biens et on le voit, les dégâts de cette année sont importants, chez nous en France, mais aussi dans l’ensemble de l’Europe (en Espagne, au Portugal, en Italie, en Grèce, …), au Maghreb, en Colombie, au Népal, au Tibet, au Canada, aux Etats Unis, au Vénézuéla, à Madagascar, au Mozambique, aux Philippines, …[4]
Parmi les 20 évènements les plus graves dans le monde, nous déplorons déjà plusieurs milliers de morts et de personnes disparues, des dizaines de milliers d’hectares de territoires détruits où tout est à reconstruire et bien évidemment une perte économique astronomique dont il faudra bien assumer collectivement les conséquences.
Pour la France, les dépenses assurantielles liées au réchauffement climatique ont représenté environ 5,3 milliards d’euros en 2025 [5]. On peut déjà avoir une idée de ce que cela va représenter en 2026.
On ne peut passer sous silence l’activité compromise de nos agriculteurs, de nos maraîchers, des entreprises de la pêche, des secteurs du tourisme. Ce sont aussi autant de conséquences qu’il nous faut aujourd’hui gérer. Mais on le voit bien quatre lois d’urgence agricole ne vont pas suffire à endiguer le problème de survie de nos agriculteurs.
Pour n’évoquer que notre pays, les mesures d’aides liées aux dépenses d’adaptation au réchauffement climatique (Fonds vert, Fonds Barnier, Agences de l’eau, …) s’élèvent en 2025, pour la partie émergée, à 1,7 milliard d’euros[6]. En réalité, ce sont plusieurs dizaines de milliards investis chaque année pour assurer l’adaptation nécessaire. Ce sont certes des investissements pour l’avenir, mais qu’en sera-t-il l’an prochain ? Qu’en sera-t-il dans 10 ans, dans 20 ans, dans 30 ans, lorsque nos petits nés en 2026 auront 70 ans si rien n’est entrepris efficacement contre le réchauffement climatique ? Certes, c’est de l’adaptation, mais l’inaction climatique ne peut devenir le « tonneau des Danaïdes » des dépenses d’adaptation. Cela aussi est de la dette publique inacceptable !
En conséquence, le réchauffement climatique doit obliger le dégel de l’action politique dès aujourd’hui. La COP21 était une première étape en 2015. La France doit reprendre le leadership au sein de l’Europe dès 2027 pour permettre au Green Deal européen de reprendre de la vigueur et entraîner à de nouveaux accords internationaux imposant moins 90% de CO2 en 2040 et réaffirmer la neutralité carbone en 2050.
Osons prendre le problème climatique à bras le corps.
Grosso modo, cessons les énergies fossiles et gardons la ressource pétrole pour les besoins indispensables.
Ne prenons plus l’avion tant qu’il n’est pas propre, sauf pour les besoins essentiels
Choisissons les transports propres en toutes circonstances et devenons raisonnables dans nos voyages de loisirs. La France et l’Europe sont belles.
Investissons dans la Recherche et Développement pour rendre nos outils performants et moins énergivores. Des automobiles émettant plus de 90g CO2/km sont, aujourd’hui devenus obsolètes.
L’utilisation des jets privés, individuels ou d’entreprises, même en location, doivent être redevables de taxes compensatoires au regard des émissions GES émises au km parcouru.
Enfin, bannissons les passoires thermiques pour permettre, notamment aux plus démunis, de ne pas subir les pollutions générées.
Soyons efficaces et responsables. Nous sommes les obligés de nos enfants !
Alain Dubois
Lueurs Républicaines
Président des Acteurs Régionaux
Du Développement Durable
www.ardd.eu
[1] GIEC : Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat est un organisme de l’ONU créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).Son rôle est d’évaluer de façon objective et scientifique l’état des connaissances sur le changement climatique, ses causes, ses impacts et les solutions pour l’atténuer.
[2] Résumé du rapport Stern : LA “ STERN REVIEW ” : l’économie du changement climatique
[3] Sixième rapport d’évaluation du GIEC : changement climatique 2022
[4] Observatoire permanent des Catastrophes Naturelles – 2026
[5] France Assurance – L’assurance en 2025 : protéger aujourd’hui pour construire demain – 2026
[6] Docteur Viavian DEPOUES et Guillaume Dolques – I4CE – La partie immergée mais essentielle des dépenses d’adaptation – 2025

