Cessons de chanter les vieux cantiques prônant la continuité des 30 glorieuses, l’Avenir est ailleurs !

Voici une année 2025 qui se termine avec quelques évènements difficiles à gérer pour nous permettre d’améliorer l’état de notre planète.

Au niveau international, les guerres engagées sont à l’opposé d’une humanité apaisée. Les tentatives de contrôle des ressources voulues par Monsieur Trump, Poutine et Xi Jinping provoquent une désorganisation des équilibres sociétaux.

Depuis le 20 janvier dernier, on peut ajouter un frein lancé par le président des Etats Unis à la maîtrise d’un climat à équilibrer.

L’Europe n’est pas en reste. Nous assistons depuis le début de l’année 2025 à un net recul des mesures prises ou engagées par Ursula von der Leyen entre 2019 et 2024.

Nous assistons depuis début juillet à une baisse des objectifs climatiques européens issus du pacte vert européen (Green Deal). Adieu donc à une limitation du réchauffement climatique à 1,5°C et merci aux partis de droite et d’extrême droite européens qui ont pris pour cheval de bataille le démantèlement de ce fameux Pacte Vert.

Au-delà du climat, on peut ajouter pêlemêle : un devoir de vigilance des entreprises repoussé par de nombreuses exemptions de la taxe carbone ou l’abandon de la lutte contre le greenwashing des entreprises ; par l’avènement de la simplification administrative pour la délivrance des permis de construction, notamment pour la mise en œuvre d’infrastructures ou l’exploitation de matières premières critiques ; par la réduction des obligations de reporting ou encore l’allègement des contraintes pour l’agriculture ou la chimie.

On peut y ajouter le report du règlement  sur la déforestation importée ; la baisse des ambitions sur l’interdiction des polluants éternels ; l’abandon de la directive sur le devoir de vigilance des entreprises ;  la dérégulation des OGM sans attention portée sur leur brevetabilité.

Bref l’Europe a choisi le regard économique sans le principe de précaution. On peut se demander si elle se souvient de l’article 2 du Traité d’Amsterdam : « La Communauté a pour mission, par l’établissement d’un marché commun, d’une Union économique et monétaire et par la mise en œuvre des politiques ou des actions communes visées aux articles 3 et 3 A, de promouvoir dans l’ensemble de la Communauté, …, un niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement, le relèvement du niveau et de la qualité de vie, la cohésion économique et sociale et la solidarité entre les États membres. »[1]

En France, nous avons assisté au mois de juillet, à l’heure où beaucoup de français sont en vacances, à la tentative d’un passage en force d’une loi d’un autre âge : la loi Duplomb.

Heureusement, les citoyens, les scientifiques, les médecins  et de nombreux organismes de bien public ne s’y sont pas laissés prendre. Résultat une mobilisation de plus de 2 millions de personnes pour signer une pétition et un Conseil Constitutionnel vigilant et garant des institutions pour rétablir l’équilibre.

Plus que jamais, l’action des écologistes doit rester vigilante, concentrée et inventive sur toutes les améliorations à apporter à la baisse des gaz à effets de serre, au renforcement de la protection de la  biodiversité, à la sécurisation d’une eau propre, à la garantie d’un air respirable, à la préservation de sols nourriciers et au combat permanent contre les pollutions ou la manipulation génétique d’où qu’elles viennent.

Le principe de précaution doit être un de nos boucliers contre les abus.

La Transition écologique est aujourd’hui majoritaire dans l’opinion et les vieux « cantiques » prônant la continuité des 30 glorieuses montrent des soubresauts dangereux pour nos démocraties, pour l’avenir de notre société et pour la bonne santé de notre avenir humain.

Osons nous attacher aux principes du développement durable développés dans l’Agenda 2030 : « Notre développement doit s’inscrire sous le signe d’une conception nouvelle de la prospérité dont l’étymologie fait référence au bonheur plutôt qu’à la quantité. Ceci réclame une économie nouvelle fondée sur une sobriété juste, alliant le bien-être des populations, en leur assurant une vie saine et active, la préservation du climat, de la biodiversité, des océans et des ressources naturelles. Nous encouragerons les initiatives économiques, sociales et environnementales innovantes le permettant. »[2]

Vous trouverez en pièce jointe l’épisode 4 sur la loi Duplomb intitulé : L’ANSES  – Le respect scientifique – une pétition à 2 millions de signataires.

Je vous souhaite  de joyeuses fêtes de fin d’année, une bonne lecture avant de démarrer une nouvelle année dont les sujets de développement durable à défendre, à gérer et à créer ne manqueront pas pour marquer l’Avenir d’une empreinte positive.

Alain Dubois

Président des Acteurs Régionaux du Développement Durable

www.ardd.eu


[1] https://www.assemblee-nationale.fr/12/controle/delat/dates_cles/traite_amsterdam.asp

[2] Feuille de route de la France pour l’Agenda 2030

Cessons de chanter les vieux cantiques prônant la continuité des 30 glorieuses, l’Avenir est ailleurs !

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